Vous recherchez des alternatives à Microsoft Office ? Le logiciel phare de Redmond est la reine incontestée parmi les suites bureautiques. Il s’agit du marché le plus vendu et il y a un large consensus pour le qualifier comme la plus complète et la plus haute qualité dans le segment des solutions informatiques de la productivité et de la collaboration. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’alternatives.
Devenu un standard, parfois contesté, Microsoft Office règne sur le monde de la bureautique, avec des déclinaisons pour Windows, macOS, web et même mobiles, gratuits sur Android et iOS. Difficile d’y échapper, tant la suite s’est imposée comme une évidence dans les entreprises et à la maison.
Mais le véritable moteur de cette domination s’appelle désormais Office 365. Sa version cloud, adoptée en masse notamment par les professionnels, a séduit des dizaines de millions d’abonnés en un temps record. La transition vers le tout-en-ligne est actée : Microsoft pilote à la fois la productivité et les services cloud avec une longueur d’avance.
Les limites de Microsoft Office
La suite Office, malgré sa réputation, ne brille pas sur tous les tableaux. Si la richesse des applications (Word, Excel, PowerPoint, Access, Publisher…) et l’étendue des fonctionnalités impressionnent, d’autres aspects méritent qu’on s’y attarde. Voici, sans détour, les principaux points faibles :
- Le logiciel reste développé en mode propriétaire.
- Ses formats de fichiers sont privilégiés, même si d’autres sont pris en charge.
- Les versions réellement abouties exigent un paiement.
- Office 365, la direction prise par Microsoft, suppose une connexion Internet permanente.
- Ce choix pose problème à ceux qui préfèrent une suite installée localement. Office 2019, limité à Windows 10, risque bien d’être le dernier du genre.
- La collecte de données d’Office 365 inquiète : elle va bien au-delà de la simple télémétrie. Selon le régulateur néerlandais, jusqu’à 25 000 types de données sur les événements Office sont aspirés et accessibles à au moins 30 groupes d’ingénieurs.
- Microsoft s’autorise parfois des pratiques discutables, comme l’installation forcée de Bing dans Chrome pour les détenteurs d’Office 365. Ce n’est pas la première fois que la firme pousse ses services de façon unilatérale, sans demander l’avis des utilisateurs.
- Enfin, beaucoup n’ont jamais besoin de la totalité des applications ou des fonctions avancées, surtout pour un usage bureautique courant.
Alternatives gratuites à Microsoft Office
Google Docs
Impossible de passer à côté : Google Docs domine le segment des suites gratuites destinées au grand public. Moins riche que Microsoft Office, mais ses outils couvrent amplement les besoins quotidiens de la plupart des utilisateurs.
Entièrement accessible en ligne, Google Docs ne réclame aucune installation. L’interface, dépouillée et intuitive, permet de prendre ses marques en quelques minutes. La compatibilité avec les fichiers DOCX, XLSX et PPTX est là pour l’import ; en revanche, l’export direct dans ces formats n’est pas toujours possible. Côté stockage, 15 Go sont proposés gratuitement via Google Drive. La collaboration en temps réel jusqu’à 50 personnes, l’intégration avec Gmail ou Google Agenda, la gestion des autorisations et l’édition hors ligne qui se synchronise ensuite, tout cela fonctionne sur n’importe quel appareil. Google propose aussi une version professionnelle, G Suite, pour ceux qui veulent aller plus loin.
LibreOffice
Pour ceux qui tiennent à installer leur suite de productivité sur leur ordinateur, LibreOffice s’impose comme la référence. La compatibilité avec les documents Microsoft Office est globalement bonne, mais il arrive que certains fichiers complexes posent problème. LibreOffice intègre des outils avancés pour créer aussi bien des documents simples que des livres, des pages web, et propose une large bibliothèque de modèles et d’extensions.
À côté des classiques Writer, Calc et Impress (traitement de texte, tableur, présentation), on trouve aussi Draw pour les diagrammes, Base pour les bases de données, et Math pour la saisie de formules. LibreOffice est gratuit, open source et disponible sur Windows, Mac et Linux. Pour l’immense majorité des utilisateurs, l’offre est largement suffisante, même si certains regretteront un design un peu austère ou des difficultés ponctuelles sur les fichiers complexes.
SoftMaker FreeOffice
Léger et plutôt polyvalent, SoftMaker FreeOffice coche les cases pour qui cherche l’essentiel d’une suite bureautique. Cette suite fut l’une des premières à garantir une vraie compatibilité avec les formats Microsoft Office, lecture comme écriture.
L’interface séduit par sa flexibilité : on peut opter pour une présentation classique (menus et barres d’outils) ou le fameux ruban façon Microsoft, et la gestion par onglets facilite l’édition de plusieurs documents à la fois. FreeOffice permet aussi de convertir des fichiers en ebooks (EPUB) et propose une version portable sur clé USB, pratique pour travailler n’importe où. Disponible sur Windows, macOS et Linux, elle comblera ceux qui souhaitent une alternative simple, sans abonnement.
iWork pour iCloud
Apple n’est pas restée à la traîne : sa suite iWork, habituellement vendue à 10 $ l’application, s’ouvre gratuitement sur le web via iWork pour iCloud. Pages, Numbers et Keynote sont alors accessibles sans frais à tous les utilisateurs disposant d’un identifiant Apple. Pour qui travaille déjà sur Mac, la continuité est parfaite.
On y retrouve l’esprit Apple : une interface épurée, peu modulable mais élégante, une intégration fluide avec les versions payantes, et 5 Go de stockage offerts sur iCloud. L’import/export avec Microsoft Office fonctionne convenablement. Seul bémol, le stockage reste limité et iCloud n’a pas la popularité des autres solutions cloud.
OnlyOffice
Moins connu que les mastodontes du secteur, OnlyOffice affiche clairement ses ambitions : « Plus puissant que Microsoft Office, gratuit comme LibreOffice ». Son moteur utilise nativement les formats de Redmond, et l’interface réussit à trouver un juste milieu entre le foisonnement de Microsoft et la sobriété de LibreOffice.
OnlyOffice, open source et gratuit pour un usage personnel, propose l’édition collaborative et le partage de fichiers en temps réel. Il offre aussi la possibilité d’auto-hébergement, ce qui peut séduire les entreprises souhaitant garder la main sur leurs données. Pour les besoins plus poussés, des versions Cloud et Entreprise existent, payantes.
Zoho Office
Moins médiatisée mais très complète, la suite Zoho Office mise sur une interface moderne et la collaboration en temps réel. Chat intégré, signatures numériques, gestion rapide des partages : tout est prévu pour faciliter le travail collectif. Particularité notable, la suite permet de publier des documents directement sur le CMS WordPress, un vrai plus pour les professionnels du web.
La compatibilité avec les fichiers Microsoft Office est soignée, l’authentification à deux facteurs renforce la sécurité, et chacun peut personnaliser l’apparence et l’espace de travail. Zoho Docs offre 5 Go de stockage gratuit.
WPS Office
Puissante et complète, WPS Office (ex-Kingsoft Office) propose tout ce que l’on attend d’une suite bureautique, agrémenté de fonctions originales : conversion, fusion ou découpage de PDF, signatures numériques, chiffrement, bibliothèque de polices et modèles, édition par onglets…
Avec 1 Go de stockage gratuit via WPS Office Cloud et la possibilité de partager facilement ses fichiers, WPS cible aussi bien les particuliers que les pros. Une offre Premium (30 dollars annuels) et une version Professional existent pour les besoins avancés. On notera toutefois que la version gratuite affiche de la publicité et peut se montrer lente sur des ordinateurs modestes.
À chacun sa suite bureautique : la diversité ne manque pas. L’écosystème évolue, les usages aussi. Reste-t-on fidèle à Microsoft Office, ou fait-on le pari du changement ? À l’heure du choix, l’alternative n’a jamais été aussi concrète.









