Le génie électrique et informatique industrielle (GEII) est une formation d’IUT qui prépare à concevoir, vérifier et maintenir les systèmes électriques, électroniques et automatisés des entreprises. Elle se prépare aujourd’hui en BUT, un cursus de trois ans qui a pris la suite de l’ancien DUT GEII. Cet article détaille le contenu des études, les parcours de spécialisation, les modalités d’accès, les métiers visés et les suites possibles.
Ce que recouvre le génie électrique et informatique industrielle
La formation réunit quatre champs : l’électricité, l’électronique, l’automatisme et l’informatique industrielle. Ce dernier domaine concerne la programmation des automates, les systèmes embarqués et les réseaux qui relient machines et capteurs dans une usine.
Le technicien formé en GEII intervient sur des installations réelles : il conçoit la partie électrique ou électronique d’un système, la teste, puis en assure le maintien en condition opérationnelle. C’est un profil différent de celui d’un ingénieur électricien, qui se forme en école d’ingénieurs et pilote des projets plus larges.
L’informatique industrielle n’a rien de commun avec l’informatique de bureau : les contraintes de fiabilité, de temps réel et de robustesse du matériel y dominent. Pour mesurer l’écart, on peut lire ce guide sur le matériel informatique conçu pour les ateliers.
Le programme du BUT GEII sur trois ans
Le BUT GEII dure trois ans. Son programme est national : il est fixé par l’arrêté du 15 avril 2022, publié au Bulletin officiel spécial n° 4 du 26 mai 2022. Un étudiant suit donc, dans les grandes lignes, la même formation dans tous les IUT.
Trois compétences sont communes à tous les parcours : concevoir la partie GEII d’un système, la vérifier, et assurer son maintien en condition opérationnelle. Elles s’acquièrent par des enseignements d’électronique, d’électrotechnique, d’automatisme et d’informatique, appuyés sur les mathématiques, la physique, l’anglais et la communication.
Chaque parcours ajoute à ce socle une compétence spécifique, ce qui explique que les enseignements de deuxième et de troisième année diffèrent nettement d’un étudiant à l’autre. La première année sert à acquérir des bases communes en électricité, en électronique et en programmation.
La pratique tient une place importante : travaux pratiques sur bancs d’essai, projets en équipe et stages en entreprise structurent chaque année.
Les parcours de spécialisation à partir de la deuxième année
Le choix du parcours se fait en début de deuxième année. Le BUT GEII en propose trois, chacun lié à une compétence propre.

- Automatisme et informatique industrielle (AII) : on apprend à intégrer un système de commande et de contrôle, par exemple pour piloter une ligne de production.
- Électricité et maîtrise de l’énergie (ÉMÉ) : on apprend à installer tout ou partie d’un système de production, avec un accent sur la distribution et la gestion de l’énergie.
- Électronique et systèmes embarqués (ÉSE) : on apprend à implanter un système matériel ou logiciel, depuis la carte électronique jusqu’au programme qui l’anime.
Un étudiant attiré par la programmation et le pilotage de machines choisira plutôt AII, celui qui préfère les installations électriques et les énergies renouvelables ÉMÉ, et celui qui aime concevoir des cartes et des objets connectés ÉSE.
Le parcours oriente le métier visé, sans l’enfermer : les trois premiers semestres restent largement communs.
Admission, stages et alternance
Le BUT GEII s’adresse surtout aux titulaires d’un bac général ou d’un bac technologique STI2D. La candidature se fait par la plateforme Parcoursup.
L’alternance est possible dès la première année, sous statut étudiant, en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, selon les IUT. Elle permet d’alterner semaines de cours et périodes en entreprise, avec une expérience professionnelle dès le diplôme.
Les stages en entreprise complètent les projets : leur durée exacte dépend de l’année et de l’IUT, et se vérifie sur la fiche de la formation visée.
Les métiers accessibles après la formation
Les parcours visent des métiers de technicien supérieur dans l’électronique et les systèmes embarqués, les automatismes industriels, la gestion technique du bâtiment, la mobilité électrique et les énergies renouvelables. On y trouve des postes d’automaticien, d’électrotechnicien, de technicien de maintenance industrielle ou de technicien en systèmes embarqués.

Les usines connectées recrutent aussi pour exploiter leurs équipements : le diplômé travaille alors avec les terminaux robustes de l’industrie 4.0 et les réseaux industriels.
Les employeurs attendent surtout des compétences techniques en informatique en plus du socle électrique, ce que la formation a justement vocation à réunir.
Poursuivre ses études après un BUT GEII
Le BUT mène directement à l’emploi, mais beaucoup de diplômés poursuivent. Les écoles d’ingénieurs recrutent des titulaires de BUT par des admissions parallèles, et les masters en électronique, en énergie ou en automatique sont une autre voie. L’ancien DUT ouvrait de son côté sur les licences professionnelles.
Après quelques années d’expérience, certains techniciens choisissent de travailler en freelance. Le portage salarial pour les consultants en informatique est l’un des statuts possibles.
Pour choisir son parcours, le plus sûr reste de consulter la fiche détaillée de l’IUT visé, qui précise les poursuites d’études pratiquées localement.

