
Dans
un immeuble de bureaux de plusieurs milliers de mètres carrés, le
responsable technique reçoit chaque mois le même constat : la
consommation électrique reste supérieure aux prévisions établies.
Les
principaux équipements sont pourtant déjà suivis. Les systèmes
CVC sont supervisés, l’éclairage dispose de programmations horaires
et les compteurs principaux transmettent régulièrement leurs
données à la plateforme de gestion énergétique. Pourtant, une
partie de la consommation reste difficile à expliquer.
Dans
les bureaux, certains équipements continuent de fonctionner en
dehors des heures d’occupation. Des appareils restent alimentés
pendant la nuit et le week-end. D’autres sont rarement utilisés,
mais demeurent constamment sous tension. Pris individuellement, ces
équipements représentent parfois une faible consommation – mais à
l’échelle d’un bâtiment entier, puis d’un parc immobilier
comprenant plusieurs sites, l’accumulation peut devenir
significative.
Le
problème ? La GTB surveille souvent les grandes installations, mais
pas nécessairement chaque équipement électrique qui contribue à
la consommation globale. Sans mesure locale, il devient difficile de
savoir quels appareils consomment réellement, à quels moments et
dans quelles conditions. Le responsable technique dispose alors d’une
vision globale de la consommation, sans forcément savoir où se
trouvent les consommations évitables.
Les
capteurs
LoRaWAN
permettent aujourd’hui d’ajouter une mesure directement au niveau des
équipements électriques, sans nécessairement transformer toute
l’installation existante. Parmi ces solutions, le MClimate 16A
associe mesure électrique, commande à distance et communication
LoRaWAN. La GTB ne regarde alors plus uniquement la consommation
globale : elle commence à comprendre ce qui la compose réellement.
DANS
CET ARTICLE
1.
Les
petits équipements : un angle mort de la performance énergétique
2.
Pourquoi
la consommation globale ne suffit plus
3.
MClimate
16A : mesurer et piloter à distance
4.
Quand
la mesure devient un outil de pilotage
5.
Le
choix de la connectivité
6.
Du
diagnostic énergétique à l’automatisation
7.
Déployer
une mesure électrique intelligente : la méthode
8.
Les
bénéfices d’un suivi électrique plus granulaire
PRODUIT
RECOMMANDÉ
MClimate
16A
– Relais LoRaWAN et compteur d’énergie pour piloter et mesurer
les équipements électriques
Ce
dispositif compact associe relais de commande, mesure électrique
et communication LoRaWAN, pour suivre la consommation d’un
équipement et le piloter à distance.
-
Mesure
et pilotage combinés
– suit la consommation d’un circuit et permet de le couper ou
de le réactiver à distance. -
Installation
discrète
– se place derrière la plupart des prises ou interrupteurs
muraux, sans reprendre le câblage. -
Scénarios
programmables
– automatismes horaires adaptés aux besoins réels du
bâtiment. -
Communication
LoRaWAN
– transmission longue portée, sans réseau filaire à
déployer.
Mesure
et pilotage combinés
– suit la consommation d’un circuit et permet de le couper ou
de le réactiver à distance.
Installation
discrète
– se place derrière la plupart des prises ou interrupteurs
muraux, sans reprendre le câblage.
Scénarios
programmables
– automatismes horaires adaptés aux besoins réels du
bâtiment.
Communication
LoRaWAN
– transmission longue portée, sans réseau filaire à
déployer.
① Les
petits équipements : un angle mort de la performance énergétique
Lorsqu’un
bâtiment cherche à réduire sa consommation électrique,
l’attention se porte naturellement sur les postes les plus importants
: chauffage, climatisation, ventilation, éclairage et production
d’eau chaude. Cette approche est logique – mais elle peut laisser
de côté une multitude d’équipements de puissance plus limitée.
-
Écrans
et équipements multimédias -
Machines
à café et équipements de cuisine -
Petits
systèmes de ventilation -
Équipements
informatiques périphériques -
Pompes
et auxiliaires techniques -
Appareils
installés dans les espaces communs
Écrans
et équipements multimédias
Machines
à café et équipements de cuisine
Petits
systèmes de ventilation
Équipements
informatiques périphériques
Pompes
et auxiliaires techniques
Appareils
installés dans les espaces communs
Pris
séparément, ces équipements semblent peu importants. Le problème
apparaît lorsqu’ils restent alimentés en permanence : un appareil
utilisé quelques heures par jour peut continuer à consommer pendant
les périodes où le bâtiment est vide – et sur un patrimoine
comprenant plusieurs dizaines ou centaines d’équipements, le
potentiel d’optimisation peut devenir significatif.
Le
véritable enjeu n’est donc pas uniquement de connaître la
consommation annuelle du bâtiment. Il faut également pouvoir
répondre à une question beaucoup plus précise : quels
équipements consomment, quand consomment-ils, et cette consommation
est-elle réellement nécessaire ?
② Pourquoi
la consommation globale ne suffit plus
Les
compteurs électriques généraux permettent de suivre l’évolution
de la consommation et d’identifier les périodes de forte demande.
Mais une donnée globale présente une limite évidente : elle ne
permet pas toujours d’identifier précisément l’origine d’une
consommation.
Prenons
un bâtiment équipé d’un compteur général. À 22 heures, la
consommation reste supérieure au niveau attendu. Plusieurs
hypothèses sont possibles : un équipement informatique resté
allumé, un appareil de cuisine encore en marche, une pompe
auxiliaire qui continue de tourner, ou un équipement technique non
arrêté conformément au scénario prévu. Avec une mesure
uniquement globale, plusieurs contrôles peuvent être nécessaires
avant d’identifier la source.
COMPARAISON
Suivi
global
Suivi
local des équipements
Mesure de
la consommation totale du bâtiment
Mesure de
la consommation d’un équipement ou d’un circuit ciblé
Difficulté
à identifier précisément l’origine d’une dérive
Identification
plus précise des postes consommateurs
Peu
d’informations sur les consommations hors horaires
Visualisation
des usages pendant les périodes d’inoccupation
Action
corrective après identification manuelle
Possibilité
d’associer mesure et commande
La
donnée devient ainsi beaucoup plus exploitable. Le gestionnaire ne
cherche plus uniquement à savoir combien le bâtiment consomme : il
peut également commencer à déterminer pourquoi il consomme.
③ MClimate
16A : mesurer et piloter les équipements électriques à distance
Le
MClimate 16A combine plusieurs fonctions dans un même équipement :
relais de commande, mesure électrique et communication LoRaWAN. Il
permet de suivre différents paramètres électriques tout en offrant
une commande à distance, et peut également être utilisé pour
programmer des automatismes adaptés aux besoins du bâtiment. Son
intérêt réside surtout dans cette combinaison entre observation et
action : le système ne se contente pas de mesurer, il peut aussi
participer au pilotage de l’équipement connecté.
Imaginons
une salle de réunion équipée de plusieurs appareils électriques.
Le responsable technique constate que certains restent alimentés
toute la nuit. Un MClimate 16A permet de suivre la consommation du
circuit concerné et d’observer les périodes d’activité. Une fois
le comportement identifié, des règles peuvent être mises en place
: fonctionnement normal pendant les heures d’occupation,
désactivation après le départ des occupants, réactivation
automatique le lendemain matin.
La
mesure permet d’abord de comprendre l’usage. La commande permet
ensuite d’agir sur cet usage.
④ Quand
la mesure devient un véritable outil de pilotage
Collecter
une donnée de consommation n’a d’intérêt que si elle permet de
prendre une décision. Une architecture intelligente ne consiste pas
simplement à connecter davantage d’équipements : elle consiste à
transformer les données collectées en actions pertinentes.
DU
SIGNAL À L’ACTION
Donnée
observée
Problème
potentiel
Action
possible
Consommation
élevée pendant la nuit
Équipement
laissé sous tension
Programmer
une coupure pendant les heures d’inoccupation
Fonctionnement
prolongé le week-end
Usage non
nécessaire hors périodes d’activité
Adapter
les plages horaires de fonctionnement
Consommation
différente entre équipements similaires
Comportement
ou réglage inhabituel
Vérifier
l’équipement et ajuster son fonctionnement
Hausse
progressive de la consommation
Dégradation
ou dérive de fonctionnement
Analyser
l’évolution et déclencher un contrôle si nécessaire
Cette
logique permet de passer d’une simple collecte de données à une
véritable démarche de pilotage énergétique. Une fois les
équipements identifiés, les scénarios de fonctionnement peuvent
être adaptés : le bâtiment ne cherche plus uniquement à consommer
moins, il cherche à éviter les consommations qui ne correspondent à
aucun besoin réel.
⑤ Le
choix de la connectivité : un élément à ne pas négliger
Ajouter
des équipements connectés implique de réfléchir à la manière
dont les données vont circuler. Le choix du réseau dépend de la
configuration du site, de la portée recherchée, de l’autonomie
attendue, du nombre d’équipements et du type de données à
transmettre.
Dans
le cas de projets reposant sur de nombreux capteurs répartis dans un
bâtiment, LoRaWAN
peut répondre aux besoins de communication longue portée et de
faible consommation. Mais plus le nombre d’équipements connectés
augmente, plus il devient également important de prendre en compte
les questions de sécurité liées à cette nouvelle surface
connectée.
Il
ne suffit donc pas de choisir une technologie adaptée au terrain :
il faut également comprendre les spécificités des environnements
IoT,
IT et OT
afin de mettre en place une architecture cohérente et correctement
protégée. Pour mieux comprendre ces enjeux, cet article consacré
aux différences
entre IT, OT et IoT en matière de cybersécurité
apporte un éclairage utile sur les risques et les bonnes pratiques
associés aux équipements connectés.
Cette
réflexion permet d’éviter de multiplier les équipements sans avoir
préalablement défini une architecture de communication et de
sécurité adaptée.
⑥ Du
diagnostic énergétique à l’automatisation
Cette
approche présente un intérêt particulier pour les projets de
rénovation ou de modernisation. Il n’est pas toujours nécessaire de
remplacer toute l’infrastructure électrique pour commencer à
obtenir des données plus précises.
Une
démarche progressive peut être mise en place : quelques équipements
représentatifs sont d’abord instrumentés, les données analysées
sur plusieurs semaines pour identifier les habitudes de
fonctionnement, puis les scénarios d’automatisation introduits. Le
système évolue ainsi progressivement – mesurer, comprendre,
décider, automatiser – ce qui permet d’éviter des investissements
réalisés sans connaissance précise des usages, et de suivre
concrètement les effets de chaque action engagée.
⑦ Déployer
une mesure électrique intelligente : la méthode
Étape
1 – Identifier les équipements prioritaires
Cibler
les équipements fonctionnant hors horaires d’occupation, ceux
utilisés de manière intermittente, ou dont la consommation est mal
connue.
Étape
2 – Installer une phase pilote
Équiper
quelques MClimate 16A sur des équipements représentatifs pour
établir un premier profil de fonctionnement sur plusieurs semaines.
Étape
3 – Définir les scénarios d’action
Déterminer
quelles actions sont pertinentes – désactivation automatique,
plages horaires ajustées – sans couper systématiquement tous les
équipements.
Étape
4 – Étendre progressivement la solution
Une
fois la phase pilote validée, élargir à d’autres équipements,
puis à d’autres zones ou bâtiments du patrimoine.
Checklist
avant déploiement
☑ Cibler
en priorité les équipements dont l’usage réel est incertain
☑ Laisser
plusieurs semaines d’observation avant de définir les scénarios
☑ Ne
pas couper systématiquement, mais faire correspondre l’usage au
besoin réel
☑ Étendre
progressivement plutôt qu’équiper tout le patrimoine d’un coup
⑧ Les
bénéfices d’un suivi électrique plus granulaire
Sur
la performance énergétique : identification
des consommations inutiles, meilleure compréhension des profils de
consommation, et suivi des effets des actions d’optimisation.
Sur
l’exploitation : identification
plus rapide des équipements énergivores, surveillance à distance,
et automatisation de certaines actions répétitives.
Sur
la stratégie Smart Building : ajout
progressif de nouvelles données à la GTB, sans transformation
complète de l’infrastructure existante.
Conclusion
: la performance énergétique commence aussi par les consommations
que l’on ne regarde pas
Dans
un bâtiment intelligent, les grandes installations ne sont plus les
seules à mériter l’attention. Une partie du potentiel
d’optimisation se trouve aussi dans les équipements plus discrets –
ceux qui fonctionnent quelques heures par jour, ou dont la
consommation n’est jamais mesurée individuellement.
Avec
une solution comme le MClimate
16A,
il devient possible de rapprocher la mesure électrique du terrain,
de suivre les usages et, lorsque cela est pertinent, d’associer
mesure et commande dans une même logique IoT.
Pour
aller plus loin dans les projets de Smart Building, IoT et gestion
énergétique, Aurecom
propose une gamme de solutions connectées destinées aux bâtiments
et aux infrastructures intelligentes.

